Historique du Jardin botanique

L'idée de créer un tel site destiné à conserver des espèces est née dans les années 1980, dans le sillage de deux botanistes s'étant fortement impliqués dans la connaissance des milieux naturels régionaux : Paul Jovet et Jean Bost. Des amoureux des plantes se sont ensuite mobilisés au sein d'une association pour la faire vivre et grandir.

En 2002, la ville a lancé la création du Jardin botanique et en a confié la gestion et l'animation à l'association " Les Amis du Jardin botanique littoral Paul Jovet ".

 

En 2010, l'association des journalistes du jardin et de l'horticulture a décerné au jardin le prix de l'initiative citoyenne.


En 2013, la commune, a repris la gestion du Jardin botanique pour l'intégrer dans sa politique de développement territoriale et durable.

Paul Jovet

 

Né à Paris le 16 août 1896 et décédé à Athis-Mons le 28 avril 1991, Paul Jovet était un vrai parisien, ou mieux un parigot. Habitant de la ville, il y recherchait tout ce qui l'attirait à la campagne. Vrai naturaliste de son époque, il étudiait tous les aspects de la vie animale et végétale. Instituteur, puis botaniste au Muséum National d'Histoire Naturelle, c'est cette discipline qu'il privilégia dès 1923, date de son entrée à la Société botanique de France. Sa carrière se déroula au sein du Laboratoire de Phanérogamie qui héberge l'Herbier national, patrimoine mondial de plus de 10 millions d'échantillons de plantes, et où il prit en 1960, la direction du Centre national de Floristique, créé pour lui.

 

Initié aux richesses du Pays basque dès les années 1930, il fut nommé directeur du Laboratoire du Muséum établi au Centre d'Études et de Recherches Scientifiques de Biarritz en 1954. Il y séjourne régulièrement jusqu'à la fin de sa vie, étudiant la richesse spécifique et le micro-endémisme de cette région, et publiant sur ces sujets une centaine de titres sur les quatre cents de sa liste de travaux,

 

Paul Jovet constatait au fil des années la disparition d'espèces, de biotopes et de paysages, et défendit ardemment le projet du Jardin botanique, conservatoire des espèces menacées du littoral. Comme les Herbiers Jallu et Richter, documentation unique sur le Pays basque, les 20 000 échantillons qu’il a récoltés dans le Sud-Ouest (Pays basque et Landes) représentent une valeur scientifique inestimable, informant de façon formelle sur la présence et la disparition d'espèces végétales, la date d'introduction d'espèces étrangères sur une grande période de temps, une soixantaine d’années en l’occurrence. Le Conservatoire botanique national Sud Atlantique s'appuie sur ces collections pour son travail d'Inventaire de la flore et d'Observatoire de la biodiversité végétale.

Jean Bost

 

Jean Bost est né à Duras (Lot-et-Garonne) en 1934, et décédé à Bordeaux le 15 novembre 1995.
Lui, «l'homme paysage», a oeuvré à la connaissance des «espaces et des espèces» avec un constant humanisme, faisant preuve d'une pédagogie adaptée à chacun de ses interlocuteurs, suscitant la naissance d'associations, afin de rassembler les énergies et pérenniser l'action. «Le club U.N.E.S.C.O.», «Les Amis d'Abbadia », « Drosera », «Le CADE», «A.D.E.L.I.», lui sont reconnaissants du travail accompli en leur sein ou même, lui sont redevables de leur création.

 

Son enseignement des Sciences naturelles au Lycée Ravel de Saint-Jean-de-Luz, ses interventions à l'Institut Universitaire de formation des Maîtres de Bayonne, ont marqué plusieurs générations d'élèves et d'enseignants de 1962 à 1995.

 

Les recherches qu’il effectua à la demande des Administrations, dans le domaine de l’Ecologie tant en bibliothèque que sur le terrain, et qui furent appliquées en particulier aux plans d’occupation des sols de Saint-Jean-de-Luz et des communes avoisinantes, ont marqué de son style les dossiers officiels correspondants.

 

Les barthes d'Illbaritz, les chemins d'Ibardin-Erintsu et de Saint-Ignace, le sentier botanique des falaises et bien sûr le Jardin botanique, sont autant de ses pas que suivent des milliers de visiteurs.