Le Gui

Le Gui

 

Ecologie

 

Le gui a la particularité de pousser sur les arbres, plus fréquemment sur les peupliers, les pommiers, pins sylvestres et sapins. Il peut même épuiser son hôte s'il devient abondant. Ses fleurs apparaissent en mars-avril, des baies blanches leur succèdent en été. Le gui est une plante semi-parasite : dépourvu de racines, il se nourrit de l'eau et des minéraux de son hôte (l'arbre) grâce à ses suçoirs qui plongent pour prélever sa sève brute. Il est ensuite capable de fabriquer sa nourriture par photosynthèse. Les baies collantes sont particulièrement appréciées des grives. En se nettoyant le bec sur les branches, elles provoquent de petites incisions qui retiennent les graines et facilitent leur développement. Le gui est présent sur toute la chaîne pyrénéenne, de l'étage inférieur à l'étage supérieur.

 

 

Description

 

Le gui est très facilement identifiable par :

- sa silhouette caractéristique sur les arbres en hiver,

- sa touffe composée de rameaux lisses et cylindriques vertes,

- ses feuilles persistantes ovales et allongées, coriaces et épaisses,

- ses petites fleurs jaunes, divisées en 4.Les fleurs mâles et les fleurs femelles se développent sur des pieds distincts.

- son fruit, une baie blanche, translucide et de consistance très visqueuse.

Utilisations

 

Le gui ayant une des floraisons les plus précoces, son nectar est une source de nourriture importante pour de nombreux animaux, notamment les abeilles domestiques. On l'utilise en bouquets, mais aussi pour ses propriétés médicinales et pour la fabrication de la glu. La recherche médicale s'intéresse au gui en raison de ses propriétés immunostimulantes. En effet, lorsqu'il est attaqué par le gui, le chêne forme un bourrelet qui peut s'apparenter à une tumeur végétale. Le gui réagit en produisant des anticorps capables de réduire la division cellulaire du chêne. Cependant, à l'heure actuelle, aucune application médicale n'a pu être mise en œuvre de manière significative.