Les buis sont attaqués par la pyrale du buis

Qu’est-ce que la pyrale du buis ?

La pyrale du buis est un papillon aux ailes blanc nacré et entourées d’une bande brune.

Les chenilles, qui peuvent atteindre 4 cm de longueur, sont de couleur verte avec des stries noires et blanches, elles sont parsemées de petites taches noires.

Le papillon connaît 3 périodes de reproduction dans l’année : en mars, au début de l’été, puis vers le mois de septembre.

La période de nuisance des chenilles s’étend du mois  d’avril au mois d’octobre.

 

Quels sont les dégâts provoqués par cette chenille ?

Originaire d’Asie, cette pyrale ne s’attaque qu’au buis. Détectée en France pour la première fois en Alsace en 2008, elle s’est rapidement répandue dans l’ensemble des régions françaises.

Sa présence est marquée par l’apparition de cocons, fils de soie et de nombreuses déjections des chenilles sur des rameaux de buis. L’aspect général « grillé » du buis est une autre caractéristique de cette attaque.

Trois à cinq générations de chenilles peuvent s’attaquer sur le même buis, ce qui va progressivement causer son dépérissement.

Cet insecte provoque des dégâts dans de nombreux

jardins qui utilisent le buis pour leur structure paysagère (topiaires, bordures…).

Espèce exotique fraîchement débarquée, elle n’a pas encore de prédateur connu en Europe.

On suppose que les chenilles concentrent dans leur corps une forte quantité d’alcaloïdes issus du buis, ce qui les rendrait toxiques pour les oiseaux insectivores.

Tout comme le frelon asiatique ou la processionnaire du pin, il faut vivre maintenant avec cette nouvelle espèce.

 

Quels sont les moyens de lutte ?

Ø  Quand l’attaque est avérée, il est préconisé d’installer un voile au pied des buis et de secouer vigoureusement les plantes afin de faire tomber les chenilles pour les évacuer et les détruire. Cette mesure n’est cependant pas suffisante pour venir à bout des chenilles.

Ø  Les traitements biologiques à base de Bacillus thuringiensis ou d’huile de colza et de pyrèthre ne seraient efficaces que sur les jeunes chenilles. Des pièges à phéromones viennent d’être mis au point et permettent de limiter la reproduction de ces papillons.

Ø  Les buis du jardin botanique ont ainsi été ravagés en deux années. Plutôt que de s’acharner, en vain, à appliquer des produits qui peuvent avoir des conséquences pour le reste de la faune, l’équipe du jardin botanique envisage le remplacement des buis par d’autres arbustes à petit développement. Pourquoi pas une haie de petits fruits ?